Thierry Piet
Terre d'envol
Echo optique 2010

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Inséparables du cœur, d’un cœur qui se tient « à l’écoute / de l’éternité », caché dans le Verbe, – « je n’ai d’autre demeure / que ton cœur transpercé » –, les mots vibrent avec ardeur au souffle fragmentaire de la beauté. « Signe avec / la braise de ton encre ». Et l’auteur de Terre d’envol de rêver de pureté, de liberté. Ouvrant la « Bible de blé / d’orge et de lumière », le poète cherche à se tenir debout dans le mystère. Le vent tourne les pages de la vie qui attend. Un oiseau s’élève au-dessus de la terre. « Au secret de nous-mêmes / l’Insaisissable nous saisit ». Bernard GRASSET |
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The one who said "go for it my friend" almost 20 years ago. I
had sent a few poems to the publishing association. He had read them and said
they would not suit Echo Optique. Besides, he wrote quite a long letter and
said I should write to Frédéric Maire. This is how it all started. We are not
as constant in our communication as we used to be in the late 90s early
2000s, but from time to time, we do give each other news. I am posting this
not only to promote his latest poetry book as to say thank you for all the
support he gave back then, and still gives. Celui qui m'a dit "vas-y
mon ami" il y a presque 20 ans. J'avais envoyé
quelques poèmes à l'association éditrice. Il les avait lus et m'avait dit
qu'ils ne correspondraient pas à la ligne éditoriale d'Echo Optique. Il m'a
en plus écrit une longue lettre et dit que je devrais contacter Frédéric
Maire. C'est comme ça que tout a commencé. Nous ne sommes plus aussi constants
dans notre échange qu'à la fin des années 90 ou au début des années 2000,
mais de temps en temps, nous nous échangeons quelques nouvelles. Je mets
cette note non seulement pour promouvoir son dernier recueil mais aussi pour
le remercier de m'avoir tant encouragé à l'époque, et encore maintenant. |
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Les mots
peuvent-ils être plus forts que le silence ? Et l’homme peut-il
« sur une terre d’envol / plus que d’accueil/ S’en aller / sans cri ni
trace » ? Aux questions essentielles qui agitent l’âme humaine
depuis des temps immémoriaux Thierry Piet apporte sa réponse avec humilité
mais surtout avec beaucoup de sérénité. La foi qui l’anime s’allie à sa
sensibilité pour nous emporter à travers quelques brefs poèmes comme autant
de délicates aquarelles dans une douce contemplation qui n’exclut pas la
méditation. J’en prends pour exemple cette invitation à l’abandon d’une
rêverie : « le
feu de l’abeille / sur la fleur des champs /la belle libellule / demoiselle
des étangs / L’or des jours / et le bleu des nuits / Quand un ange passe / et
nous laisse éblouis » Ou ce constat
d’une introspection volatile et lumineuse : « au secret de
nous-mêmes / l’insaisissable nous saisit ». Le regard paisible que Thierry Piet porte sur les choses débouche sur l’aspiration à une spiritualité plus profonde qu’il n’apparaît au premier abord.
Missives
Juin 2011 |
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"TERRE D'ENVOL", est un très bel ouvrage
dont je veux vous faire découvrir les textes (très bon titre au demeurant).
Je viens d'en terminer la lecture et je dois dire que c'est un beau et bon recueil
avec une préface soignée de Bernard Grasset. Je veux être, avant tout,
élogieux pour ces poèmes car il sont... musicaux, sensibles et d'une humanité
troublante, chaque mot est pesé et à sa place ; chaque respiration entre
chaque vers est savante ; les images d'une beauté sereine. Il y a bien
longtemps que je n'ai lu de si beaux poèmes, Thierry Piet (l'auteur) est rentré dans la
cour des grands, il est pour moi devenu un poète essentiel par ce recueil (qui
à mon avis est son meilleur et bien loin devant ses précédents) une certaine
maturation, assurance d'écriture, une certaine expérience font de ce poète un
grand (et je dis cela sans complaisance). |
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Le onzième recueil de
Thierry Piet est paru chez Echo Optique, après quelques années de silence.
L’envol, ce désir inaccessible de l’homme fasciné aussi bien par lesétoiles
que par les oiseaux, captive au fil des pages. Les immensités de l’éther se
meublent de petits vers et de menus poèmes qui prennent tout à coup une place
gigantesque, ou plutôt un poids considérable. C’est que leur densité est
celle de la chair qui s’interroge, mortelle et délébile, pourtant happée par
la lumière de l’esprit et l’éternité de l’espace. L’humain et le cosmos. Alain Perrocheau dans Lire en Vendée n°23 juillet-décembre 2011 |
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Ce nouveau recueil de Thierry
Piet, prêtre en Vendée, exprime une aspiration à un ailleurs. Encres de Loire |
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Pour dire le plaisir à la
lecture de « Terre d’envol » de Thierry Piet – éditions Echo
Optique. Quelques
fragments de la préface… Bernard
Grasset ouvre la porte et d’emblée nous fait entrer dans l’univers de ce
recueil : « une forme d’éblouissement, d’humble illumination sur le
chemin de la plénitude (…) la parole de Thierry Piet évoque le ciel en
contrepoint du temps, suggère l’éternité. (…) le poète cherche à se tenir
debout dans le mystère… » Quelques
fragments de poèmes… La page
blanche, la plage où s’effacent les pas « sur la page
déserte » ; sur la page te sur la plage, en solitaire, le poète
trace le signe, entre les silences et les questionnements. Il est invité à
« voler vers la lumière », à rencontrer « neige d’oiseau »
et « neige d’ange » pour « un écrit en langage
universel ». Ecrire
pour se connaître ;l’écrit est une quête d’éternité. Au fil des saisons
s’égrène le temps « l’été/l’éternité »,
« l’automne/frémit », « Novembre/caresse les collines »,
« fin décembre/nuit de givre ». Une vie d’homme, au fil du temps
qui a fait son œuvre : « la pendule pourrait s’arrêter/d’un moment
à l’autre » et pourtant : »c’est l’heure/de l’offrande »
car il faut se donner pour devenir : »un arbre ivre/de vent et de
lumière », un arbre « déraciné de son poème », pour
« n’être qu’un poème/sur la table et aux cieux ». Alors l’éternité
prend racine en cette terre où « il nous est bon d’être ici » ici
« au lieu-dit Poésie » afin que « l’oiseau porte haut/nos
rêves de légèreté/de pureté et de liberté » « sur une terre d’envol ». Ghislaine Lejard dans le n°15 des Cahiers de la Rue Ventura |
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Grande et immense la mer qui Ramène une à une ses vagues A la plage pour effacer Inutiles les pas de l’homme allant ou N’allant pas vers ce qui sera ou ne sera pas
De cette promenade En solitaire |
Sans se soucier du temps qui passe Au retour peut-être aura-t-il Bien avant l’heure La réponse à la question Et moi qui suis-je ? un grain de sable ?
Copyright Thierry Piet
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